★ ★ ★ ★ ☆

La première chose qu’on regarde

L’histoire
Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, vêtu de son caleçon fétiche, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte. Il ouvre. Scarlett Johansson. Il a vingt ans, il est garagiste. Elle a vingt-six ans, et quelque chose de cassé.

Mon avis
La première chose qu’on regarde, ou comment passer du rire aux larmes… Lire la suite « La première chose qu’on regarde »

Publicités
★ ★ ★ ★ ★

Le premier

L’histoire
Vaïn n’est pas mort. Pourtant, son frère l’a tué. A-t-il ressuscité ? Pourquoi le soleil brûle-t-il sa peau ? Pourquoi seul le sang le rassasie-t-il ? Alors que son désir de vengeance augmente, Vaïn se convainc que la Nature l’a sauvé de la mort pour éliminer son frère et sa descendance maudite… Une traque terrible et périlleuse commence… Elle durera des siècles.
La quête du Premier Immortel depuis la fin du néolithique jusqu’au début de Rome.

Mon avis
Hé bien hé bien, quelle lecture ! Je ne m’attendais pas du tout à être autant bousculée par l’histoire, le héros, les scènes dérangeantes et le ton général du livre. En effet, en voyant écrit « Scrinéo » sur la couverture et la tranche, je m’attendais à un livre pour adolescents. Que nenni ! Le personnage est bien trop atypique et la cruauté bien trop présente pour destiner le roman à des ados. Mais les jeunes adultes et les adultes férus d’aventures glauques et peu communes sauront y trouver leur compte. Lire la suite « Le premier »

★ ★ ★ ☆ ☆

Vous n’aurez pas ma haine

L’histoire
Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume. À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer. C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant.
Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. « Vous n’aurez pas ma haine » est son premier livre.

Mon avis
Voici une chronique délicate, très délicate. En effet, Vous n’aurez pas ma haine est entre la nouvelle, la biographie et l’exutoire. L’auteur l’a rédigé après la mort de sa femme, tuée lors des attentats du Bataclan. Comment alors rédiger la critique d’une oeuvre aussi personnelle ? Quels mots choisir pour donner notre impression face à la reconstruction du veuf ? Qu’avons nous le droit de dire d’un texte aussi honnête ? Lire la suite « Vous n’aurez pas ma haine »

★ ★ ★ ★ ☆

Le premier jour du reste de ta vie

L’histoire
Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. A bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois déjantées, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par cet étonnant voyage.

Mon avis
Lu il y a plusieurs mois déjà (EDIT : ho, attendez, lu il y a presque deux ans finalement !), je rédige donc la critique de ce roman à froid. A très froid. A congelé, même. Mais le sentiment que j’ai pour Le premier jour du reste de ma vie n’a pas changé : une petite bouffée de bonheur sans prétention. Lire la suite « Le premier jour du reste de ta vie »

★ ★ ★ ☆ ☆

L’homme aux cercles bleus

L’histoire
« Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? » Ca amuse les Parisiens. Depuis quatre mois, cette phrase accompagne les cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de la ville ; au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, yaourt, patte de pigeon… Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent. Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite « suintent » la cruauté. Il le sait, il le sent : bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique.

Mon avis
Habituellement, je ne lis pas de polar ; le policier est un genre auquel je suis hermétique, bien malgré moi. J’ai essayé plusieurs fois de me mettre dedans avec quelques titres qui se comptent sur les doigts d’une main, mais en vain ; je n’ai pas pu aller au bout. Pourtant, Fred Vargas a l’air de faire pencher la balance et j’ai alors entamé ce mois-ci ce qui semble être une initiation au roman noir avec son Homme aux cercles bleusLire la suite « L’homme aux cercles bleus »

★ ☆ ☆ ☆ ☆

K-love

L’histoire
Séoul aujourd’hui. Adolescent à l’allure androgyne, Tokki fuit le foyer familial en raison de la violence de son père, médecin. Seul et abandonné à son sort, ce garçon séduisant fréquente alors les rues mal famées et tombe dans la drogue, nouant une relation ambiguë avec un dealer, Min. Mais la vie décadente de Tokki est un jour bouleversée par l’irruption d’un véritable ange gardien, Han. L’amitié entre les deux jeunes hommes tournera à la passion. Jusqu’à ce que Han resurgisse…
Hommage sincère au « yaoi », K-love reprend tous les codes du manga sentimental sous la forme d’un vrai roman, dont certains fragments publiés sur le Net ont été plébiscités par les internautes. A la fois chronique sociale réaliste et grande histoire d’amour sans tabou, cette romance parfois crue est une oeuvre universelle et poignante.

Mon avis
K-love conclut une année de lecture 2017 à moitié appréciée et assez pauvre à cause des nombreux échecs rencontrés. Trop de livres médiocres voire pire n’ont pas su entretenir ma passion bien malgré moi. K-love fait partie de ceux-là… Lire la suite « K-love »

★ ★ ☆ ☆ ☆

Mémé dans les orties

L’histoire
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant -, s’ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Un livre drôle et rafraîchissant, bon pour le moral, et une véritable cure de bonne humeur !

Mon avis
Comme beaucoup, je me suis lancée dans l’aventure de Mémé dans les orties, un petit roman qui figure dans le top des meilleures ventes en librairie depuis plusieurs semaines (ou même, plusieurs mois ?). Des fois, il ne faut pas plus que ce genre d’argument commercial pour que l’on jette son dévolu sur une nouvelle lecture. Mais c’est un cercle vicieux : un certain livre figure dans les meilleures ventes, donc on l’achète, entretenant ainsi son succès et assurant alors sa place dans le top. Mais finalement, Mémé dans les orties mérite-il sa troisième place sur les étagères ? Je ne pense pas… Lire la suite « Mémé dans les orties »

★ ☆ ☆ ☆ ☆

Souviens-toi Rose…

L’histoire
A huit ans, Rose a dû laisser la France derrière elle pour suivre son oncle à New-York, après le décès accidentel de ses parents. Mais à 26 ans, alors qu’elle n’a plus aucun souvenir de son enfance, son passé ressurgit brutalement lorsqu’elle hérite de la demeure familiale.
Tandis qu’elle prend possession de la maison, Rose va peu à peu découvrir que son oncle lui a menti sur les raisons de son départ précipité. Et si elle n’avait pas été enlevée à son environnement par hasard ? Alex, son ami d’enfance – qui ne la laisse pas indifférente – pourra-t-il l’aider à découvrir la vérité ? Quel dangereux secret Rose a-t-elle enfoui au plus profond de sa mémoire et qui peuple ses nuits de cauchemars ? Le meurtre d’un homme dans sa maison ne laisse plus le choix à Rose. Elle doit découvrir la vérité. Et se souvenir… quitte à sombrer dans la folie…

Mon avis
Hé bien hé bien… Que dire ? Par où commencer ? J’aime énormément détester des livres car ils nous donnent toujours plus de passion à écrire la critique qu’on en fait. Souviens-toi Rose… fait partie de ces livres-là. Ne vous y méprenez pas ; je n’aime pas lyncher un auteur, du moins, je n’y prends pas plaisir, même si les mots que j’emploie peuvent donner l’impression du contraire. Un auteur se respecte car même si on n’a pas aimé son livre, il y a beaucoup de travail derrière celui-ci malgré tout. C’est alors, avec un tout petit pincement au coeur quand même, que je rédige ici une troisième critique assassine. Souviens-toi Rose… ne m’a pas plu du tout du tout. Lire la suite « Souviens-toi Rose… »

★ ★ ☆ ☆ ☆

La panse

L’histoire
Bastien Regnault part à la recherche de Diane, sa soeur jumelle, dont la famille n’a plus de nouvelles depuis plusieurs mois. Des indices convergents le mènent très vite à la Défense. Le quartier des affaires, chargé d’histoire, va, petit à petit, se dévoiler à lui, lui révélant un monde inconnu et souterrain, où, semble-t-il, officie une mystérieuse et très ancienne société secrète : la Panse.
Après Le casse du continuum, Léo Henry poursuit, avec La Panse, son exploration des genres dits « populaires ». Il propose cette fois un thriller d’infiltration lovecraftien ancré dans l’ici et maintenant, un roman remarquable, qu’on ne lâche plus une fois entamé, preuve, s’il en était encore besoin, de son immense talent.

Mon avis
Je crois que ma lecture m’a carrément laissée perplexe… Elle démarrait sur les chapeaux de roues mais plus les pages défilaient, plus le plaisir de lire diminuait. Lire la suite « La panse »

★ ★ ★ ★ ★

La délicatesse

L’histoire
« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

Mon avis
Je ne peux faire qu’une éloge de La délicatesse… J’ai littéralement été envoûtée par ma lecture, délicieuse et délicate. Un grand moment de douceur, fort en émotions, dont je ne voulais pas voir la fin, tout simplement. Lire la suite « La délicatesse »