En roue libre

L’histoireEn roue libre
A mi-chemin entre Bridget Jones et Pénélope Bagieu, un roman drôle et tendre pour décrire le chemin de croix d’une Londonienne quasi trentenaire bien décidée à « trouver sa voie ». Une réjouissante bouffée d’air frais.
A presque trente ans, Claire a décidé de donner un sens à sa vie. Etape 1 : démissionner de son poste dans la « communication créative ». Etape 2 : mettre ce temps libre à profit pour se sculpter un corps de déesse, courir les expos, raviver la flamme avec Luke, son amoureux de longue date. Etape 3 : PRO-FI-TER.
Six mois plus tard, le bilan est cata : Claire erre chez elle en pyjama, se vautre dans l’autodépréciation et l’alcool, fouille les réseaux sociaux à la recherche d’indices sur l’infidélité supposée de Luke, commet une gaffe irréparable avec sa mère. Même ses amis les plus solidaires commencent à laisser filtrer un début de ras-le-bol devant son comportement d’ado paresseuse. Claire le sent : la situation lui échappe.
Freud le disait : « L’amour et le travail… Le travail et l’amour, c’est tout ce qui existe. » Mais quand les deux se font la malle, que faire pour reprendre pied ? A quel saint se vouer pour trouver le secret d’une vie résussie ?

Mon avis
En roue libre raconte l’histoire d’une Bridget Jones qui fait du roman une lecture idéale pour l’été de part sa légèreté. Mais, trop de légèreté tue la légèreté… Suivez Claire, une trentenaire comme vous et moi à laquelle vous pourrez sans aucun doute vous identifier parfois tant elle transpire le naturel. Elle a quitté son travail qui ne lui plaisait plus il y a quelques mois et depuis, elle « cherche sa voie ». Plongez alors dans la vie sans prétention de Claire et vivez ses petites aventures du quotidien ainsi que le malentendu qui sera le point de départ du roman, mais surtout, de la relation qu’elle entretient désormais avec sa mère qui est omniprésente et importante dans le livre. Claire a tout d’une Bridget Jones ; les gaffes, le franc parler parfois, le comportement, l’humour, les parents… Mais elle n’en est qu’une pâle copie. On ne doute pas une seule seconde que l’auteure s’est inspirée de la petite blonde ronde préférée des anglais pour construire son personnage sans pour autant parvenir à lui donner une identité accrocheuse. Et c’est là tout le problème du roman. En effet, pour parler vulgairement et presque méchamment, dans En roue libre, il ne se passe rien. Les pages filent et défilent alors qu’elles ne contiennent pratiquement rien ; c’est du moins l’impression qu’elles nous donnent lorsqu’elles glissent laborieusement sous nos doigts. Le malentendu qui vient gâcher la relation mère-fille intervient très rapidement mais il paraît tellement insignifiant qu’on y revient parfois pour savoir si on l’a véritablement compris ou si c’est la mère de Claire qui en fait tout un « caca nerveux », comme on dit. C’est sans doute cela, d’ailleurs, car on ne saisit véritablement pas d’où vient le problème. On a par ailleurs régulièrement envie de secouer Claire très fort pour l’encourager à hausser le ton et lui faire dire tout simplement à sa maman qu’elle est à côté de la plaque. Leur relation finit tout bonnement par agacer le lecteur. On a envie de secouer l’héroïne pour qu’elle prenne sa vie en main afin de nous donner un peu plus envie de lire son histoire. Mais jamais elle ne saura dynamiser le récit et booster notre plaisir de lecture, le fait de chercher sa voie servant trop souvent de prétexte à ne pas avancer sérieusement dans une intrigue quasi inexistante.

Je ne travaille peut être pas toute la journée au sens traditionnel et administratif du terme, mais je reste néanmoins quelqu’un qui a aussi des ambitions.

La relation qu’entretient Claire avec son amoureux médecin est le seul point positif du roman. De leur complicité découle des dialogues fluides et très appréciables qui nous font parfois rire tout haut. Claire sait parler de tout et de rien avec tout le monde et l’auteure sait en faire quelque chose de distrayant, drôle et accrocheur. C’est une force que l’on peut reconnaître au personnage principal.

De l’aube au crépuscule. Café, café, café, café, vin, vin, vin.

Ma note
J’accorde ★ ☆ ☆ ☆ ☆ à En roue libre. Je ne tire de positif de ce roman que les dialogues naturels, drôles et agréables à lire. A vouloir copier notre Bridget Jones préférée et véritablement inimitable, Lisa Owens ne parvient qu’à remplir les pages de pas grand chose, de répétitions et du quotidien banal voire parfois ennuyeux de son héroïne. A vouloir faire trop dans la légèreté, En roue libre manque cruellement de rebondissements et de bonnes idées pour être une lecture légère efficace dont on ne retient que les quelques grandes lignes. C’est à se demander si celui qui a rédigé la quatrième de couverture a vraiment lu le roman tellement elle parait mensongère.

A savoir
J’ai lu En roue libre dans le cadre d’une édition Masse Critique spécialement ouverte par mail pour ce roman en avril 2017 et organisée par Babelio. Merci à Babelio et aux éditions Belfond pour m’avoir fait découvrir cette nouvelle Bridget Jones qui n’a pas su me convaincre, certes, mais qui saura divertir d’autres lectrices, je n’en doute pas.

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Infos
Titre original : Not working
Titre français : En roue libre
Auteure : Lisa Owens
Date de sortie originale : 2016
Date de sortie France : 2017
Editeur français : Belfond
Nombre de pages : 288
ISBN : 9782714471116
Lu en français.

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Une réflexion sur “En roue libre

  1. Pingback: Les lectures du mois : avril 2017. | Lire, c'est boire et manger.

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