The air he breathes, The elements series book 1

L’histoireElements, book 1: The air he breathes
Tout le monde m’avait avertie au sujet de Tristan Cole.
– Garde tes distances avec lui, me disait-on.
– Il est cruel.
– Il est froid.
– Il est bousillé.
C’est facile de juger un homme sur son passé. De regarder Tristan et de voir en lui un monstre.
Mais je n’ai pas pu réagir de la sorte. J’ai reconnu la désolation qu’il portait parce qu’elle était comparable à celle qui m’habitait, et je l’ai acceptée.
Lui et moi, nous étions des coquilles vides.
Nous étions tous deux à la recherche d’autre chose. De quelque chose de plus. Nous voulions tous deux recoller les morceaux éparpillés de nos passés respectifs.
C’était peut être la condition pour que nous puissions finalement réapprendre à respirer.

Mon avis
Avant de le trouver sur la table dédiée à la littérature érotique qui ne cesse de grandir (bien malgré nous) dans le magasin où je travaille, The air m’avait interpellée sur les réseaux outre-Atlantique qui n’en disaient que du bien. J’ai alors décidé de dépasser les préjugés que j’ai envers ce genre de littérature et ses ferventes lectrices pour devenir l’une d’elles et me mettre à lire The air en anglais sur ma liseuse. Très très agréablement surprise, j’ai tout simplement a-do-ré. Prenez deux personnes comme vous et moi et brisez-les. N’ayez aucune pitié ! Ne les épargnez pas ! Tuez mari, femme et enfant, bousillez-les à l’intérieur, torturez-les et prenez-y presque du plaisir. Vos personnages en sortiront alors plus forts que ceux habitués aux romances du genre et ils vous impressionneront dès les premières pages. Les personnages qui souffrent psychologiquement et que la vie n’épargne pas, j’avoue, c’est mon faible (sans pour autant tomber dans le sadisme). J’aime ce petit côté torturé qui offre des tas de facettes aux personnages et rendent leur histoire et leur combat plus grands et plus beaux. Tristan et Elizabeth font partie de ceux-là. Tristan a perdu sa femme et son fils dans un accident de voiture. Elizabeth a perdu son mari dans un accident de voiture également. Le premier, comme on peut s’y attendre, devient le paria de la petite ville où les commères vont bon train ; plus il souffre, plus il s’enferme, plus il est froid voire méchant, plus on dit du mal de lui. En même temps, on réagirait sans aucun doute tous de la même façon si on venait à perdre nos deux raisons de vivre et que l’on se retrouvait seul. Elizabeth, quant à elle, est allée vivre quelque temps chez sa mère avec sa fille après avoir quitté la maison qu’elle occupait avec son mari. De retour dans son quartier de Meadows Creek, elle percute un chien qui s’avère être celui du fameux Tristan. La suite, vous la connaissez : l’amour commence toujours par une bagarre.

Life isn’t a fairy tale. It’s a Greek tragedy.

Mais si c’était aussi simple que cela, ça serait trop facile ! Finalement, bien avant d’être un livre érotique, The air est une ode à la reconstruction. The air n’a alors rien à voir avec les autres romans de l’éditeur Hugo dont les titres de la collection New romance dont il fait partie ne manquent pas et ne cessent de se multiplier. Dans les rayonnages pour lesquels je n’avais eu aucun intérêt jusque là, The air brillait par sa couverture différente, douce et froide à la fois. (Mince alors, celui qui pose y est habillé et aucun gros plan n’est fait sur ses muscles !) Le roman a toutes les bonnes raisons d’éveiller la curiosité de celles qui passent à côté de lui. Les trois seules scènes érotiques qu’il contient lui valent-il donc d’être classé dans cette collection ? Non, The air n’est pas un livre érotique ! On est loin des scènes de sexe rocambolesques dont les 50 nuances sont le berceau de la vie et qui parsèment bien trop de bouquins aujourd’hui, au point où une paire d’yeux chastes se refusent de se lancer dans la lecture d’une romance de maintenant au risque d’y trouver ce qu’ils ne cherchaient pas. Comme dit plus haut, The air est finalement une romance après un deuil, une romance dans la reconstruction, la difficulté à appréhender l’après et à gérer l’avant. La relation que vont entretenir Tristan et Elizabeth au cours de ces trois cents pages est parsemée de hauts et de bas comme on en fait dans la vie de tous les jours. Son naturel, voilà la force de cette relation ! Vous avez peut être un Tristan ou une Elizabeth dans votre vie d’ailleurs. Le lecteur doit la proximité qu’il peut ressentir avec ces personnages au naturel de leurs sentiments, de leurs réactions et de leurs dialogues. Bien que le style de l’écriture ne soit pas extraordinaire, l’auteure parvient à nous envoûter avec des mots dont la substance nous marque et nous atteint. Mais la substance omniprésente du roman est l’air, comme son titre l’indique. Souffler de l’air dans un corps pour que son coeur batte à nouveau, respirer de l’air pour rester en vie, reprendre son souffle après une course effrénée… Les images ne manquent pas et l’air est comme un leitmotiv qui tient le lecteur en haleine et les personnages en vie.

Sometimes the hardest part of existing without your loved ones was remembering how to breathe.

En plus d’être une romance, The air est finalement un drame psychologique où les états d’âme de chacun des personnages sont mis à nus. Tristan, Elizabeth, la meilleure amie de celle-ci, sa mère, l’employé de Tristan… tous tiennent finalement une place importante dans l’intrigue au point de ressembler parfois à une fable moderne où chacun irait de son petit conseil et de sa moralité de l’histoire. Tanner, le meilleur ami du mari d’Elizabeth, est sans aucun doute le personnage secondaire le plus intrigant. Bien que l’on devine quelques petites choses à son sujet, l’auteure va plus loin encore et nous bouscule complètement dans la lecture que l’on faisait tranquillement de son roman jusque là. Il en est de même pour l’histoire principale et ce qu’il y a eu avant ; avec quelques flashbacks bien menés, on peut deviner quelques éléments cruciaux mais ne vous imaginez pas que l’auteure ne pourra pas vous étonner encore ; elle va bien plus loin que vous ne le pensez. Et on en redemande.

Even when your heart was hurting, there was something so hopeful about reading a book filled with love.

Ma note
J’accorde ★ ★ ★ ★ ★ à The air he breathes, The elements series book 1. Tristan et Elizabeth m’ont littéralement envoûtée. Leur romance ne m’a pas une seule fois agacée, bien que je sois habituellement plutôt intraitable avec ce genre de littérature. Bourré de message forts comme le deuil et la reconstruction et de belles valeurs comme la famille, The air étonne par sa richesse que l’on n’attendait pas forcément et vient même parfois emprunter habilement quelques éléments au thriller, à l’érotique et à la psychologie. The air est ce genre de roman que l’on ne veut pas terminer tellement il est bon malgré les épreuves que l’auteure intraitable fait subir aux personnages auxquels on s’attache très rapidement. Tristan, Elizabeth, je vous aime, tout simplement.

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Infos
Titre original : The air he breathes, The elements series book 1
Titre français : The air he breathes, The elements series book 1
Auteure : Brittainy C. Cherry
Date de sortie originale : 2015
Date de sortie France : 2016
Editeur français : Hugo roman
Nombre de pages : 360
ISBN : 9782755623826
Lu en anglais.

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2 réflexions sur “The air he breathes, The elements series book 1

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