★ ★ ★ ★ ★

Kiss him, not me!, tome 1

L’histoire
Quand je vois deux hommes ensemble, une étincelle naît dans mes yeux et embrase tout mon être. Mon imagination s’enflamme et je brûle d’une envie irrépressible de créer de nouveaux couples. Je suis faite pour ça, c’est mon style de vie, ma raison d’être !
Je m’appelle Kae Serinuma et je suis une fujoshi ! J’adore regarder les beaux mecs ensemble et me faire des films. Un jour, choquée par la mort de mon héros d’animé préféré, j’ai rapidement perdu du poids. C’est alors que les quatre beaux gosses du lycée m’ont proposé un rancard ! Je ne vois pas ce qu’ils me trouvent, mais bon… Qu’est-ce que je vais faire maintenant que je suis populaire ?

Mon avis

Qui a décidé qu’il devait forcément y avoir une princesse aux côtés d’un prince ? […] Pourquoi n’y aurait-il pas un autre prince à ses côtés ? En quoi ce serait gênant ? Je craque !

Je ne lis plus énormément de manga, par manque de place, d’argent et de patience. J’ai gardé quelques une des séries que j’ai terminées ou que j’affectionne particulièrement. Bien qu’encore en cours de publication au Japon, Kiss him, not me! est l’une d’entre elles. Et elle méritait tout mon amour dès la première page !  Au Japon, Serinuma n’aurait rien pour elle : elle est grosse, plutôt moche, invisible au lycée, complètement fangirl voire carrément otaku. Elle s’imagine ses camarades de classe masculins former des couples et elle fantasme. Sa chambre est remplie de yaoi et de produits dérivés à l’effigie de Shion, personnage de Mirage Saga. Elle incarne le cliché de l’otaku japonais masculin, comme on peut en voir dans les médias et les films. Tout ceci la qualifie de fujoshi, c’est-à-dire « fille pourri » en japonais. Mais alors que le héros de son anime préféré meurt à la fin d’un épisode, elle s’enferme dans sa chambre, déprime, pour en ressortir plus tard transformée : elle est mince et carrément canon. Elle devient alors populaire et les garçons qu’elle s’imaginait homosexuels l’invitent tour à tour à un rencard. Voilà notre très chère Serinuma embarquée dans un scénario shojo pur mais qui, ponctué d’allusions otaku comme le personnage sait en faire, ne manque pas de nous faire rire tout haut. La mangaka étant habituellement scénariste et dessinatrice de manga yaoi, son personnage principal est complètement réaliste. On ne peut que se reconnaître à travers cette jeune lycéenne un peu barrée lorsqu’on a eu lu des yaoi, lorsqu’on fantasme ridiculement sur des personnages de manga, de séries ou de livres, qu’on a été bercé par les jeux vidéo ou qu’on est fan du Japon et de sa culture. Sa personnalité toute entière est totalement attachante, son naturel et son côté otaku à mourir de rire. Je ris rarement tout haut lorsque je lis mais Kiss him, not me! (littéralement « Embrasse-le lui, pas moi ! ») a provoqué chez moi quelques fous rires irrésistibles. Les dessins sont très shojo, avec les gros yeux et le petit nez tout fin de l’héroïne qui rougit souvent ; elle est entourée de quatre personnages beaux gosses et stylés agréables à regarder, ce qui n’est pas pour arranger l’imagination de notre Serinuma fangirl. Tous les codes du shojo japonais sont ici respectés avec toutes les banalités qu’on leur connait. Mais la mangaka emporte haut la main la course à l’originalité à travers son personnage principal et son caractère qu’on rencontre peu communément dans les manga tellement il semble tabou voire parfois honteux au pays du soleil levant. Finalement, Kiss him, not me! est à conseiller autant aux lecteurs qu’aux lectrices qui sont en manque de renouveau dans l’univers shojo, aux filles fans de yaoi et d’homosexuels comme on en voit dans les manga qu’elles affectionnent et aux garçons qui aiment les filles un peu frappées mais pas moins craquantes pour autant.

Ma note
J’accorde ★ ★ ★ ★ ★ à Kiss him, not me!, tome 1. Voilà enfin un shojo qui sort de l’ordinaire, avec un personnage principal un peu barré et une histoire peu banale. On se perd désormais dans les sorties manga tellement il y en a dans notre pays, l’un des premiers consommateurs de manga au monde. Mais Kiss him, not me! mérite complètement qu’on s’intéresse à Serinuma. On sait qu’elle rencontrera encore des situations cocasses et son caractère otaku continuera de nous faire rire au fil des tomes. Espérons qu’à l’avenir, la mangaka ne manquera pas de nous surprendre comme elle le fait déjà dans ce premier tome sans tomber dans un univers shojo cucu à l’eau de rose comme on en trouve beaucoup trop aujourd’hui dans le paysage des manga.

Kiss him not meISBN : 9782010023699
Lu en français.
Seuls les premier et dernier tomes des séries lues sont critiqués sur le blog.

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5 commentaires sur “Kiss him, not me!, tome 1

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