The book of Ivy

L’histoireThe book of Ivy
Comme d’autres filles de son âge, au cours d’une cérémonie qui a lieu tous les ans, Ivy se retrouve mariée à Bishop, le fils du président Lattimer. Mais elle l’épouse pour mieux le tuer.

Mon avis
Depuis son plus jeune âge, Ivy se fait bourrer le crâne par son père qui a perdu le pouvoir face à Lattimer. Celui-ci, pour garantir la paix dans ce qu’il reste des Etats-Unis après une guerre nucléaire, marie de force les enfants du camp adverse aux siens. Le début du renversement du régime totalitaire de l’ennemi sera enclenché par le meurtre de Bishop des mains de sa femme même. Dans cet univers dystopique, pas de place pour les individualistes mais The book of Ivy est un roman à la première personne. Dans ce monde post-apocalyptique mais peu solide dans son contexte en manque de détails et de précisions, tout semble se passer dans quelques centaines de kilomètres carré, avec quelques ressources équitablement partagées et méritées et dans une rigueur et un respect qui dépassent l’entendement. Les bases de l’histoire sont quelque peu confuses et on se demande comment la survie a été et est possible ici-bas. L’auteur qui semble fuir la science comme la peste passe alors rapidement sur les pourquoi du comment et nous sommes rapidement plongés dans l’action et dans l’histoire de Ivy. Ivy va vous raconter sa famille, son mariage, son déménagement, sa mission, sa rencontre, son aventure… Son personnage transpire l’honnêteté comme aucun autre et vous parle d’une façon que le roman est complètement visuel et très agréable alors à lire et à imaginer. Tout y est : les gestes, les regards, les décors, les couleurs, les odeurs, le silence, le froid… Amy Engel a des idées et sait vous les imposer pour que l’histoire de son héroïne apparaisse dans votre tête comme elle l’est dans la sienne mais de façon à ce que la lecture ne soit pas insupportable et lourde pour autant. La lecture est alors rapide et fluide, au point qu’on ne prend même pas le temps de relever une citation ou deux à inclure dans la critique que l’on postera plus tard du roman. Ivy vous emmène habillement avec elle. Presque trop facilement et pendant les deux premiers tiers du roman, on s’imagine déjà quel complot va prendre forme, quel personnage sera sacrifié, on espère le retournement de situation qu’on s’est imaginés et on souhaite alors que l’auteur ne mise pas sur la facilité. Et c’est gagné ! The book of Ivy sait surprendre et donne alors au problème la solution que vous ne vous êtes même pas imaginés une seule fois. Bishop est lui tout aussi surprenant et derrière ses allures de personnage qui fera craquer chacune des lectrices, il a bien plus d’utilité qu’il n’y paraît. Les dernières pages du roman atteignent alors le plus haut niveau dans la surprise et bien que rapide, la fin ne manque pas de qualité. Aussi étonnante que captivante, elle vous fera vous plonger dans le second tome avant même que vous ne puissiez dire ouf.

Ma note
J’accorde ★ ★ ★ ★ ☆ à The book of Ivy. Derrière ses allures d’histoire sans prétention se cache un véritable trésor de narration et de surprise. Ma lecture a été bien plus efficace que je ne le pensais et je n’avais pas envie qu’elle s’arrête.

– – –
The book of Ivy, Amy Engel, 2014.

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Une réflexion sur “The book of Ivy

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