Torsepied

L’histoireTorsepied
Otto, Max et Lucia Cherchemidi sont trois frères et soeur dont la maman a disparu. Leur père en voyage, ils se retrouvent sans le faire exprès chez leur tante. Commence alors une incroyable aventure.

Mon avis

Imagine qu’on vieillisse et qu’on oublie ce que c’est, d’avoir le goût de l’aventure ! Imagine qu’on devienne comme tous les adultes, obnubilés par l’argent qu’on gagne chaque année et n’ayant pas d’autre grande question existentielle que : « Est-ce que j’ai bien fermé la porte à clef ? »

La pochette. C’est tout. Il ne m’en a pas fallu plus pour que Torsepied apparaisse dans la liste des titres pour lesquels je participais à l’édition Masse Critique de Babelio qui avait eu lieu fin 2014. La couverture de Torsepied est mystérieuse et captivante à la fois. Elle annonce la couleur : un univers plutôt sombre, parfois enfantin mais pas moins poétique et captivant. Mais Torsepied, c’est quoi ? Quel est donc ce mot bizarre ? Pour faire bref sans trop en dire, disons que Torsepied est comme une légende urbaine que souhaite vérifier trois petits frangins et frangines sans se rendre compte vraiment de l’ampleur de leur aventure. Lucia, Max et Otto… Ils sont tellement attachants qu’il en devient facile de retenir leur prénom et leur trait de caractère rapidement. Y a pas à dire, ce trio est craquant et fonctionne tellement ils se complètent et tellement ils sont si différents les uns des autres à la fois. Max est le plus petit, plutôt téméraire et très intelligent. Otto est le grand gringalet silencieux rempli de mystère. Lucia est celle qui apporte la touche féminine indispensable pour être raisonné et rêveur à la fois.

Je trouve que c’est très tordu de la part des adultes de faire dire des choses aux enfants en mettant dans leur bouche les paroles faussement innocentes de comptines faussement anodines.

Torsepied est une grande aventure menée par un trio jeune pour les jeunes. Car pour les plus vieux, il manque sans doute un petit quelque chose pour y adhérer pleinement. Mais je n’ai pas été insensible aux péripéties des frères et soeur pour autant. De plus, les dernières pages m’ont véritablement et agréablement surprise ; c’était un rebondissement que je n’attendais pas du tout. C’est pour cette raison principalement que j’ai apprécié lire Torsepied : le final. Vous savez ? Le genre de final qui vous laisse bouche bée et émus. Vous avez été tout autant gentiment bernés que Lucia, Max et Otto mais c’est finalement pour votre plus grand bonheur. On vous mène là où vous ne l’attendiez pas, tout comme le trio est mené dans des couloirs immenses et mystérieux d’un château bien curieux. Finalement, Torsepied n’est pas si léger qu’il en a l’air. Derrière ses aventures de mini Indiana Jones et de mini Lara Croft dans une Angleterre profonde avec des personnages dignes des plus grands contes, Torsepied aborde des sujets tels que l’amitié, l’amour, le courage, la solidarité mais surtout, la famille et, une fois encore, le trio d’aventuriers est tout simplement irrésistible et exemplaire dans les valeurs familiales qu’ils représentent et défendent. Pour les plus pointilleux, le récit regorge d’allusions à des mystères que l’on peut alors percer dans l’histoire. Saluons enfin la narration habile et intelligente, celle qui est du genre à laisser la parole à un narrateur qui aime laisser planer le mystère (à vous de deviner son identité), qui aime vous parler tout haut, s’adresser à vous, et qui a un sens de l’humour et une répartie appréciables.

Ma note
J’accorde ★ ★ ★ ☆ ☆ à Torsepied. Grâce à Babelio et à Virginie qui m’a souhaité une bonne lecture sur un petit post it, j’ai vécu une aventure tellement immersive que j’ai ri, j’ai sursauté et j’ai pleuré avec Max, Lucia et Otto. Torsepied est destiné aux tout jeunes adolescents qui aiment les aventures surprenantes dans un univers qui rappelle parfois Tim Burton, et aux plus vieux qui ont gardé dans un coin une âme d’enfant qui tremble à la vue de Saint Georges, qui rit de Haddie l’américaine et qui pleure devant le sultan de Juwi.

A savoir
J’ai lu Torsepied dans le cadre de l’édition Masse Critique de octobre 2014 organisée par Babelio. Je remercie Babelio et les éditions Alice pour cette découverte complètement envoûtante, surprenante et efficace dont le charme reste indélébile dans mon coeur de lectrice.

– – –
Torsepied, Ellen Potter, 2010.

Publicités

Une réflexion sur “Torsepied

  1. Pingback: BookishGalsOct10 – Torsepied | Lire, c'est boire et manger.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s