L’embrasement

L’histoireL'embrasement
Katniss et Peeta ont défié le Capitole ; ils ont remporté tous les deux les 74ème jeux de la faim en menaçant de se suicider, la règle ne pouvant à la base épargner qu’un seul des deux amoureux. La rébellion commence alors à éclore dans les districts de Panem. Pour montrer combien la population doit s’écraser face au Capitole, le Président Snow utilise plus que jamais son pouvoir et Katniss et Peeta eux-mêmes sur la population et devant les caméras.

Mon avis
Non, ne vous fiez pas au résumé ; L’embrasement n’est pas répétitif. Katniss en a pris plein la figure dans le précédent livre. Des coups, du feu, des piqures… Elle a souffert physiquement. On a torturé son corps mais dans L’embrasement, la torture est psychologique. Manipulations, trahisons, menaces, tous les moyens aussi imparables qu’imprévisibles de la part du Capitole sont bons pour détruire cette jeune femme endurcie par les lois de la nature et les lois du gouvernement, son acte de défiance envers le gouvernement lors de la conclusion des jeux précédents devenu un symbole de rébellion parmi les populations.

Only this time it’s my heart and not my body that’s disintegrating.

Si vous vous êtes attardés sur la critique que j’ai fait de Hunger games, vous n’êtes pas sans savoir que Katniss, bah je ne l’aimais pas il y a quelques mois. Lue trop tôt, alors que le succès battait son plein et que tout le monde ne jurait que par la trilogie de Suzanne Collins, Katniss avait, pour moi, sans aucun doute aussi par esprit de contradiction, j’avoue, tout de la coquille vide d’une héroïne fantasque pour ado, desservie un peu plus encore par un style d’écriture très pauvre dans sa version française. Ni plus. Ni moins. Mais c’est, bien plus tard, une relecture en anglais du premier tome de la saga devenue incontournable qui m’a fait changé d’avis. L’embrasement vient conforter mon impression : Katniss est plus dense qu’on peut le croire ; Katniss est tout un symbole. C’est ce qu’elle traverse qui fait d’elle un personnage aussi grand et fort. Et on ne lui épargne rien dans ce nouvel opus ; la douleur psychique est plus insupportable que la douleur physique. L’embrasement est un hymne au pouvoir inattendu et inépuisable des hommes du Capitole et sous la plume de l’auteur, Panem est oppressé sous les ordres toujours plus écrasants au fil des pages du président totalitaire et tortionnaire mais tout aussi malin et subtil. Bien que la construction du second tome ne soit pas sans rappeler celle du premier (famille, moisson, caméras, jeux), Suzanne Collins sait éviter le réchauffé pour nous surprendre encore plus avec un cliffhanger ponctuel à chaque fin de chapitre qui font, à la hauteur du précédent, un page turner redoutable du tome deux. Le style d’écriture sans complexe ni complexité accentue un peu plus cet effet qu’a l’action de vous emporter avec elle sans que vous n’ayez le temps de dire ouf, sans vous ménager, ni tourner autour du pot. Les rebondissements sont aussi vifs que les idées de l’auteur intarissables. Et L’embrasement n’en manque pas, promettant des heures de lecture tant rapides que trépidantes au lecteur.

Ma note
J’accorde ★ ★ ★ ★ ☆ à L’embrasement. Efficacité. Point. Mais je n’en attendais pas autant ; l’auteur a su littéralement me tenir en haleine et me surprendre. Même si les jeux de ce second volume sont quelques peu prévisibles et manquent sans doute d’une petite once d’originalité, ils sont amenés et traités d’une façon à vous couper le souffle. La conclusion vous mènera à aller chercher dans votre bibliothèque le troisième et dernier tome de la saga, à peine après que vous n’ayez reposé celui-ci sur votre table de chevet. Arrivée à mi-parcours, Katniss prouve toujours plus qu’elle en a dans la caboche (et ailleurs), ce qui fait d’elle un personnage que l’on se surprend à admirer malgré ce petit je ne sais quoi qui mettrait presque en doute sa mortalité.

– – –
L’embrasement, Suzanne Collins, 2009. (Livre lu en anglais.)

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2 réflexions sur “L’embrasement

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