L’homme qui voulait être heureux

Ce que l’on croit peut devenir réalité.

L’histoireL'homme qui voulait être heureux
En vacances à Bali, le narrateur part à la rencontre de maître Samtyang, un sage reconnu parce qu’il aurait soigné de grands hommes. Derrière une première visite anodine, le narrateur se voit finalement accusé de ne pas être heureux. Commence alors pour lui une aventure révélatrice.

Mon avis

Nous avons tous développé des croyances sur nous, sur les autres, sur nos relations aux autres, sur le monde qui nous entoure, sur à peu près tout, depuis notre capacité de réussir nos études jusqu’à l’éducation de nos enfants, en passant par notre évolution professionnelle et nos relations conjugales. Chacun de nous porte en lui une constellation de croyances. Elles sont innombrables et dirigent notre vie.

L’homme qui voulait être heureux est un peu dur à critiquer. En effet, derrière ses allures de roman de fiction se cache en fait un bien beau livre de développement personnel efficace. Et comment faire la critique d’un livre de développement personnel ? Finalement, dans les dialogues que l’auteur construit entre le narrateur et le maître à qui le premier rend visite régulièrement, se cache une bonne grosse dose d’optimisme qui coule de source. Il faut savoir lire entre les lignes pour, tout comme le narrateur, tirer les enseignements de maître Samtyang. Mais c’est chose facile. En effet, qui n’a jamais eu le même manque de confiance en soi que lui ? Qui ne s’est pas un jour dit que finalement, ce n’était pas ça que l’on voulait faire dans la vie ? Qui ne s’est jamais cru incapable de faire quelque chose ? Mais en tant que lectrice, je n’ai pas eu une seule fois l’impression qu’on me faisait la moral. Il y a pourtant des choses faciles à comprendre et à faire dans la vie de tous les jours qu’il relèverait presque de la fainéantise de ne pas les appliquer à la lettre pour, tout simplement, se sentir bien dans ses baskets. Laurent Gounelle nous offre ici, au contraire, la méthode douce. Le maître s’adresse au narrateur ; vous prenez place à ses côtés pour l’écouter et le lendemain, vous reproduisez les exercices qu’il lui a demandés. Vous vous posez des questions et les réponses tombent sous le sens. Laurent Gounelle vous dit alors : « Voyez comme il est facile d’être heureux ».

Quand on croit quelque chose sur soi, que ce soit en positif ou en négatif, on se comporte d’une manière qui reflète cette chose. On la démontre aux autres en permanence, et même si c’était à l’origine une création de l’esprit, cela devient la réalité pour les autres, puis pour soi.

Ne vous attendez pas à de la grande littérature, à de jolies figures de style, à des personnages profonds avec un passé captivant, à de l’humour fin et rusé, ni à une écriture à couper le souffle. Il faut lire ce roman comme un accompagnement dans un travail fait sur soi-même. Alors, inutile d’y aller par quatre chemins, n’est-ce pas ? L’auteur sait utiliser les mots simples et justes sans fioriture aucune afin que vous n’en reteniez que l’essentiel.

Une vie réussie est une vie que l’on a menée conformément à ses souhaits, en agissant toujours en accord avec ses valeurs, en donnant le meilleur de soi-même dans ce que l’on fait, en restant en harmonie avec qui l’on est, et, si possible, une vie qui nous a donné l’occasion de nous dépasser, de nous consacrer à autre chose qu’à nous-mêmes et d’apporter quelque chose à l’humanité, même très humblement, même si c’est infime. Une petite plume d’oiseau confiée au vent. Un sourire pour les autres.

Ma note
J’accorde ★ ★ ★ ☆ ☆ à L’homme qui voulait être heureux. Comme j’ai pu le lire ailleurs, oui, effectivement, L’homme qui voulait être heureux est tout rose, Laurent Gounelle a mangé des Bisounours, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais hey, n’est-ce pas là le but d’un livre de développement personnel ? Comment vous développer en broyant du noir ? L’homme qui voulait être heureux agit comme un médicament ; il saura vous aiguiller lorsque vous serez un peu perdu, en plein doute ou tout simplement ronchonchon de la vie. Tout ça sans aucun effet indésirable ou gênant ; vous ne sortirez de votre cure qu’avec un sourire aux lèvres. Malheureusement, ce médicament là n’est pas remboursé par la sécurité sociale…

– – –
L’homme qui voulait être heureux, Laurent Gounelle, 2010.

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2 réflexions sur “L’homme qui voulait être heureux

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